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Traverse Video 2017

Traverse Video 2017

Du 8 au 31 Mars 2017 à Toulouse

Le festival Traverse Vidéo programme deux de mes films réalisé pour Blow Up Arte :

– Mon hommage à Scarlett Johansson « Western Wind – I trsut my feelings« 

– Ma revisite des robots au cinéma « I’m more than a machine« 


ÉDITO
Et si la plus grande des qualités pour défendre l’expérimental était la persévérance…
voire l’entêtement si l’on glisse vers les mots en jeu que Traverse Vidéo aime poursuivre : avoir en tête / dans la pensée mais aussi avoir en premier, toujours.

Par son projet renouvelé de découvrir et de faire découvrir, de prouver que l’expérimental est et son désir de le partager, Traverse Vidéo vit de cet entêtement amoureux.
D’une après-midi lancée en 1997, avec, déjà, en vidéoconférence avec Stockholm, un installationniste, Magnus Wallin, qui trois mois après, était programmé à la Biennale de Venise

Traverse Vidéo
compte désormais des œuvres nombreuses venant de pays nombreux

L’expérimental n’est pourtant pas rentré dans les clous, il le ferait qu’il se perdrait lui-même.
Loin du désir d’allonger la littérature et de multiplier les ratures sur les vingt ans d’une vie, jugé le plus bel âge ou le pire, la perte de l’innocence ou le gain de la maturité, le modèle déjà arrêté ou le moment de la pensée utopique…
Traverse Vidéo préfère répondre en retrouvant des œuvres parmi celles programmées tout au long de ses 19 ans, les confrontant à des propositions nouvelles concernant les interrogations qui l’ont bâtie avec toujours l’esprit expérimental.
Ainsi venir à Traverse Vidéo prend la figure du jeu de piste… jeu dédoublé, lui-même en abyme, dont chacun peut dessiner son parcours.
Qu’il adopte celui du calendrier pour, d’une œuvre à l’autre, revivre l’histoire.
Qu’il préfère saisir que ce qui meut Traverse Vidéo tend des échos d’un art à un autre.
Qu’il recherche les programmations où s’affiche sans ambiguïté l’amour porté au montage et à ces formes spécifiques de l’expérimental…
Que tous viennent saisir combien il est vrai que l’humain reste son fondement, la voix qui se glisse ou qui hurle en poésie, le corps qui frémit ou se tord, l’image qui ressemble ou défigure, le sens qui se fait en sensation, les sensations qui font sens.
De l’Espace Croix Baragnon au Musée des Augustins, de la Chapelle des Carmélites aux Abattoirs…
Traverse Vidéo a toujours programmé films expérimentaux et art vidéo en une rencontre que certains accusaient de contre-nature, la 20ème édition prouve combien elle avait raison de croire en la force de ces formes.

Simone Dompeyre
Directrice Artistique de
Traverse Vidéo

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Un texte de Simone Dompeyre

Après la projection de Western Wind – I trust my feelings et I’m more than a machine au Festival Traverse Vidéo 2016, Simone Dompeyre m’a envoyé ce texte inspiré par mon travail et que je souhaite partager !

 

Dès 2005,  Johanna Vaude,  portée par son intérêt concernant la relation de l’humanisme de la Renaissance avec la question de la totalité, se lança dans le footage afin de suggérer, la place de l’homme dans l’univers à travers ses créations dans Totalité Remix,  son premier film intégralement d’images venues d’autres artistes et penseurs. Ensuite, elle réalisa Samouraï  où sans succomber aux vertiges de la technicité, elle entraîna son écriture vers les potentialités du numérique, sans oublier celles du super 8, qu’elle filma, peint, refilma, numérisa.  Depuis, ses cartes blanches pour Blow up, émission concernant le cinéma de Arte-TV, l’entraînent dans la pratique de la citation consciente,  sans entraver  son esprit de liberté, elle les pratique comme une virtuose s’empare d’une première partition avec laquelle elle compose ses propres morceaux. 

 

Ses opus naviguent entre le portrait de réalisateurs, ainsi Kubrick en 2011 : I Turn Home ;  le film de genre, le premier le chanbara  avec Samouraï  puis Color Shoot pour le western et les films sur les arts martiaux, la boxe, les jeux de casino et la Science fiction avec I’m more than a machine (robots et cinéma) … moins souvent des hommages à des icônes comme Di Caprio, Inner Stranger  et Scarlett Johansson et c’est Western Wind – I trust my feelings.

 

Johanna est une des fidèles de la première heure, cette année ce portrait-hommage et les robots, cyborgs et androïdes ont rejoint notre programmation. 

Western Wind – I trust my feelings. Ce film-Portrait qui cueille des images de films absolument divers dans l’écriture, le projet, le réalisateur, forme une image personnelle de la jeune femme au-delà de ses rôles. Johanna Vaude la façonne avec ses «  personnes/ persona le masque du théâtre latin », puisqu’y sourd une personnalité toujours en train de se faire selon ses décisions y compris de rôles et de films. Le titre préfère évoquer un poème  de la Renaissance anglaise, chanté par l’artiste dans Deux soeurs pour un roi de Justin Chadwick

Elle ne privilégie pas l’intrigue de ce film historique qui revenant  dans l’Angleterre pré-élisabéthaine, oppose Marie et Anne Boleyn pour l’amour du roi, mais des paroles de regret d’être abandonnée pour une autre, de surcroît sa sœur. En incipit, cette tristesse tendre accompagne la ligne musicale jusqu’à sa variation provoquée par le passage de films en costumes aux  contemporains et futuristes. Elle ouvre la découverte  de la femme mais seulement dans l’entr’aperçu d’ouvertures à l’iris modifiées par des éclats de couleur, dans ces feux d’artifices retenus d’abord, plus vifs ensuite puis remplacés par des plans précis de villes où déambuler, où courir, où détruire, ou de scènes d’amour du bucolique au torride. Autant d’indices de l’audace de Scarlett Johansson à passer de films d’auteur de Nolan à Allen aux blockbusters avec arme au poing, de rappels historiques de Marie Boleyn ou du modèle à la perle d’un Vermeer  romancé… de jeune fille émue aux vamps se dénudant, aux œillades incendiaires et au sourire félin de justicière. Johanne  dessine ce parcours, cette modulation d’actrice et ce sont outre les feux d’artifice qui multiplient le visage dans le même champ, des fondus qui le transposent d’un champ à l’autre et un fondu au blanc final qui lui ouvrent les champs/ films à venir alors que souvent son œil en très gros plan ou adressé en effet de hors cadre, atteste de son intelligence du jeu.

I’m more than a machine (robots et cinéma)  joue d’un  autre instrument plus tonitruant eu égard à son thème et aux genres de films induits le plus souvent même si souverain le sourire étrange de la femme robot de Métropolis  fait croire à des robots autre que tueurs et destructeurs. 

Les fragments dont Johanna rappelle, toujours, en générique de fin, l’origine se diversifient mais y règnent les robots gigantesques ou les mi-hommes/ mi-robots musclés   parce que c’est cette image qui prévaut avec l’emblématique brutalité de Terminator, 1989, qui devait exécuter la jeune femme enceinte de l’enfant sauveur de l’humanité. Qui se décline dans Pacific Rim,  2013, où des hordes de créatures sortis des océans sont pourchassées par d’aussi sauvages géants de fer. S’immiscent d’autres figures naïves Planète Interdite de 1957, quand les vaisseaux interplanétaires parvenaient dans d’autres planètes et y retrouvaient des survivants d’expéditions précédentes… quand Woody Allen caricature un monde gadgétisé à outrance, quand ce sont des androïdes enfants ou la recherche de robots sensibles comme Eva ou A.I. ; quand Wall E suit la recherche de l’amour à travers les espaces, quand THX 1138, dans le film éponyme, se libère de l’emprise de ceux qui oppresse les hommes réduits à l’esclavage par l’emploi de sédatifs. 

Le film explore d’autres essais de mêler les genres pour seul exemple Real Steel  entraîne un robot-boxeur … Par ailleurs, l’animation se mêle aux prises de vue et à ses trucages et Ghost in the Shell mêle le manga à la SF dans un Japon régi par Internet où une cyborg a des inquiétudes métaphysiques. 

Le tempo est souvent gagné par la virulence du propos, l’image saturée de cruauté et d’éclats de feu, de destruction, de fureur effroyable  et l’on se plaît à rêver qu’un 2001, l’Odyssée de l’Espace résiste.

 

Simone Dompeyre, directrice du festival Traverse Vidéo, Mai 2016.

 

Un texte de Simone Dompere

Traverse Vidéo [Le regard de Yusef Sayed – Gaumont Wilson]

Traverse Video Gaumont Wilson

Traverse Video projection au Gaumont Wilson : Le regard de Yusef Sayed – Large Angle

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Traverse Video Gaumont Wilson Traverse Video Gaumont Wilson
Projection au Gaumont Wilson Traverse Video Gaumont Wilson Il y a 37 mots contenus dans le corps du texte. Ceci est beaucoup trop faible et devrait être augmenté.

 

Notes et pensées sur une soirée à Traverse Vidéo

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Notes et pensées soirée Traverse Vidéo Notes et pensées soirée Traverse Vidéo
Notes et pensées soirée Traverse Vidéo par Johanna Vaude à l’occasion de l’édition du Catalogue 2012, p35 et 36
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Traverse Video Gaumont Wilson

Traverse Video Gaumont Wilson

Traverse Video projection au Gaumont Wilson : Le regard de Yusef Sayed – Large Angle

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Traverse Video Gaumont Wilson Traverse Video Gaumont Wilson
Projection au Gaumont Wilson Traverse Video Gaumont Wilson Il y a 37 mots contenus dans le corps du texte. Ceci est beaucoup trop faible et devrait être augmenté.

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Traverse Video – Carte Blanche – « Variations expérimentales »

Le festival Traverse Vidéo programme « I turn home » et un autre « film surprise » de Johanna Vaude à l’occasion d’une carte blanche au Musée des abattoirs dans le cadre du Festival séquence Court-métrage. Dimanche 25 Novembre, 15 h, entrée libre, Toulouse. Voir le programme…

The Traverse Video Film Festival will screen « I turn home » and an other secret film directed by Johanna Vaude during a carte blanche in the Musée des abattoirs in Toulouse (France). Sunday, November 25, free entrance. Consult the full program…

Notes et pensées sur une soirée à Traverse Vidéo

Notes et pensées sur une soirée à Traverse Vidéo

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Notes et pensées soirée Traverse Vidéo Notes et pensées soirée Traverse Vidéo
Notes et pensées soirée Traverse Vidéo par Johanna Vaude à l’occasion de l’édition du Catalogue 2012, p35 et 36
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Traverse Vidéo

Traverse Vidéo

« Johanna Vaude » par Simone Dompeyre à l’occasion de la séance à la Cinémathèque Française de Toulouse

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Traverse Vidéo Traverse Vidéo
Traverse Vidéo

« Johanna Vaude » par Simone Dompeyre in « Catalogue Traverse Vidéo », Toulouse, 2006, p 90- 92

« Johanna Vaude » par Simone Dompere

Catalogue Traverse Video : « L’etat du monde  »

Catalogue du festival Traverse Video 2006 : « L’etat du monde »
« Soirée spéciale – Cinémathèque de Toulouse »

« Johanna Vaude part, en 2002, d’un film japonais pour faire de la peinture en mouvement, et en 2005, reprend des images bien plus antérieures avec l’homme de Léonard de Vinci ou des Ecorchés de Vésale y reconnaissant la même préoccupation du corps et du chiffre. Cependant le footage de Samouraï n’y reste que trace recadrée et remouvementée, dans le  rejet d’un espace de description ou d’appel à la reconnaissance… S’il reprend le combat japonais, loin de glorifier la geste brutale, il en retient la gestuelle parce qu’elle est des plus précises comme modèle du geste artistique, et se clôt sur l’image de fleur de lotus après diverses fois, le visage d’un enfant occupant le champ, impassible, loin de toute exaltation.

Ensuite, loin encore de s’apitoyer devant les horreurs et exactions de l’homme à l’homme, et de (se) persuader que cela suffit à être en bonne conscience, ses films imposent pleinement un regard « libre et sauvage » qui se défasse de toute fascination. Devant la barbarie en mouvement, elle impose que l’on s’interroge sur « comment on regarde la violence », que l’on s’effraie que certains se plaisent à cet engluement de l’horreur. Devant l’habitude de l‘homme d’entendre sans les écouter les informations concernant le quotidien, survivant de rien, elle oblige à y revenir par le travail du film, sans oublier que c’est de film dont il s’agit, sans la naïveté de penser qu’une image serait le calque du monde.

Et sachant le risque d’être taxée d’idéaliste, Johanna Vaude reprend la métaphore de l’envol et se garde bien de faire chuter Icare dont le visage final garde le sourire.

Ce regard autre, qui provoquant un cinéma autre, ne refuse pas les pratiques numériques si elles offrent d’autres champs d’expérimentation ainsi celle qui ouvre le plaisir de mêler à la peinture sur pellicule, les surimpressions de la vidéo.

Ce regard plus que rapide censé, selon la cinéaste être à l’image de ce notre regard devient, qui capte ainsi le monde au quotidien.

Le monde du film est rapide comme le regard sur le monde le devient.

Echo du Ciné œil vertovien qui montait des films disant le monde tel que le film le produisait, qui avec L’Homme à la caméra réunissait en leitmotiv l’œil et l’objectif, parce qu’il rendait indissociables le monde tel qu’il est, le monde tel qu’il est sur la pellicule, le monde tel qu’il est sur l’écran, Johanna Vaude mêle aussi les temps puisque la reprise d’images passées, les prises de vue de son actualité et la vitesse en flashforward décrit le regard tel qu’elle dit qu’il sera, rapide et en couleurs. »

Simone Dompere.

« Johanna Vaude » par Simone Dompere in « L’état du monde », Toulouse, 2006, p 90- 92.